Au cours d’une de mes récentes pérégrinations dans les rayons ou les casiers de vieux livres, trois petits livres à la reliure vert bouteille m’attirent. Seul le titre sur la tranche : Mathilde. Serait-ce ? Mais oui ! La première page le confirme : œuvres complètes de Mme Cottin (de l’imprimerie de Firmin Didot, imprimeur du roi, rue Jacob, n°24, à Paris, chez Ladrange, Libraire, quai des Augustins, n°19, 1823, trois tomes des œuvres complètes numérotées de V à VIII). Prix abordable, je les prends.
Mme Sophie Cottin , naît Marie-Sophie Ristaud à Tonneins (47) en 1773 et décède à Paris en 1807 : une fin malheureuse, un suicide ? Bien mariée à 17 ans avec un banquier, elle devient veuve ruinée à 20 ans et doit vivre modestement. Elle occupe ses loisirs à l’écriture, et c’est pour dépanner un ami qu’elle vend son premier manuscrit. Claire d’Albe, son premier roman obtient aussitôt un grand succès. S’ensuivent d’autres, Malvina, Elisabeth ou Les exilés de Sibérie…

À dévorer : encore digeste, mais hélas pas facile à trouver.
On dit que Sophie Cottin écrivit ce roman à Bagnères de Bigorre où elle effectua un séjour d’une année. Elle y participait activement à la vie sociale et tenait un salon en compagnie du philosophe Hippolyte Azaïs. On y voit encore une statue la représentant, rêveuse, oeuvre du célèbre sculpteur bigourdan Escoula.
Ainsi après Jules Laforgue, Isidore Ducasse, Tristan Derème, s’ajoute Sophie Cottin à la liste non exhaustive des littérateurs qui sans y être nés sont passés par la Bigorre et y ont bien étés ! Naître ou bien Etre ?
(si vous ne trouvez pas le livre, vous pouvez lire Mathilde sur le site Gallica avec hélas quelques erreurs de composition liées à la numérisation)