Tristan Derème, la gloire n’a pas de prix…

Lendemain de prix littéraires.

 Tristan Derème reçoit en 1938 le grand prix de littérature de l’Académie Française. Ce prix, crée en 1911, couronne un écrivain pour l’ensemble de son œuvre. Il est devenu biennal à partir de 1980, alternant avec le grand prix de littérature Paul Morand.

 Pour l’ensemble de son œuvre donc. Hélas, elle était bien derrière lui. Après 1938 il ne sortira que quatre ouvrages, l’Onagre Orangé (1939), Tourments caprices et délices ou les poètes et les mots (1941), La libellule violette (1942), Songes de papier (1944). Ces deux derniers ayant été édité à titre posthume. Il décède en effet le 24 septembre 1941 à Saint-Pée d’Oloron. Il laissera plus d’une soixantaine d’ouvrages et plaquettes.

 Un prix littéraire, la gloire ! Ecoutons Tristan Derème en 1920. Une plaquette de 14 poèmes intitulée, Le poème de la pipe et de l’escargot. Chez Emile Paul Frères, Paris, 515 exemplaires, 23 pages. Dans le n° 476 sur papier vergé teinté, bonne odeur, les deux dernières strophes du premier poème qui en compte neuf :

Et peut-être dans mon vieil âge
Pourrais-je voir sur mon perron
Un laurier bercer son feuillage…
Mais à quoi bon ? mais à quoi bon ?

La gloire éclot, jaunit, se fripe
Et se fane de l’aube au soir
Et j’aime mieux fumer ma pipe
Que renifler son encensoir.

Couverture du Poème de la pipe et de l'escargot
Nous reverrons certainement une autre fois ce poème et notamment sa troisième strophe.
Pour ce qui est de l’escargot, il arrive lentement.
La pipe ? Première apparition !
Quant à cette plaquette nous ne sommes pas prêt de la refermer.
A bientôt et Bons prix !

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