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1923 – Mélodies pour la Verdure dorée

Jacques Ibert

Voilà quelques années nous avions signalé que Tristan Derème s’était aussi dévoilé parolier de chansons et  que certains de ses poèmes avaient été mis en musique.

Une récente trouvaille sur un site de vente nous donne l’occasion de revenir sur ce point.

Le 30 janvier 1924, à la Société musicale indépendante de Paris, Marie-Louise Asso interprétait  quatre poèmes de la Verdure Dorée mis en musique par Jacques Ibert pour mezzo-soprano ou basse et piano. Ces mélodies composées en juin 1923 sur les poèmes, Comme j’allais couvert de la poussière du voyage, Tiède azur, les bouvreuils s’éveillent, Cette grande chambrée, Personne ne saura jamais,  sont à découvrir dans la partition suivante: La verdure dorée, Tristan Derème Jacques Ibert.

Tristan Derème en musique

Jacques Ibert

Nous parlions voilà déjà deux ans de son poème, Le fus-tu ?, mis en chanson par Yvette Guilbert. Une découverte récente, nous a révélé que notre fantaisiste qui fut le grand ordonnateur des fêtes artistiques de Cauteret dédiées à  Alfred de Vigny, le 5 septembre 1926, avait recomposé pour l’occasion une « Barégeoise » (hymne de la ville de Barèges) qui fut interprétée par les Troubadours montagnards de Tarbes. Nous la recherchons pour l’instant sans succès.
Une rapide recherche par ailleurs nous enseigne que quelques uns de ses poèmes furent aussi mis en musique :

  • Par Jacques Ibert (notre photo), quatre poèmes sortis de La Verdure Dorée :
    Comme j’allais couvert de la poussière du voyage
    Tiède Azur
    Cette grande chambre
    Personne ne saura jamais
  • Par Maurice Imbert, cinq poèmes aussi de La Verdure Dorée

Hélas, je ne sais pas si des enregistrements de ses chansons ont été réalisés, aussi imaginons et comme nous sommes en mai, quelle aurait pu être la mélodie de Personne ne saura jamais :

Personne ne saura jamais
Que je te vis cueillir des roses
Au mois de mai
Sur les rosiers aux étiquettes de bois jaune
Par un ciel bleu comme ta robe.

Personne saura jamais
Que tu fus douce à ma colère
Au mois de mai,
Que tu pleurais dans un bouquet de violettes,
Que les larmes mouillent tes lèvres.

Personne ne saura jamais…
Trop transparentes libellules
Au mois de mai…
Ton léger souvenir s’enfuit comme une plume
De tourterelle au clair de lune.