Le printemps des poètes disparus

La verdure dorée par Tristan Derème

Avec quelques jours de retard sur l’officielle manifestation,
une petite contribution posthume, mêlant le tout de Derème.

N’oubliez pas de lire des poëmes, avec un tréma comme on l’écrivait avant.

Avant quoi d’ailleurs ?

LXXXIII

La double passion de l’amour et des livres,
Les poèmes et les beaux yeux dont tu m’enivres,
Jules Laforgue et tes mains blanches, Mallarmé
Et la pâleur de ton visage accoutumé,
François Villon, Laurent Tailhade, Paul Verlaine
Et vous, Jammes, berger vêtu de rude lame
Qui tirez des sanglots d’une flûte de buis…
O poëtes, c’est vous que dans l’ombre où je suis
J’évoque en regardant tandis qu’elle sommeille
Ses cheveux dénoués sous la lampe vermeille

poëme LXXXIII de La Verdure Dorée, Tristan Derème, chez Emile-Paul Frères 1922.

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