Il y a presque 100 ans, Derème à Tarbes

Il faut remercier les collectionneurs qui un jour, acceptent de partager leur trésor (sinon franchement à quoi cela servirait-il ?). Voilà donc que Jean Dupuy nous propose de découvrir sa collection de cartes postales et d’images anciennes tarbaises mise en texte par Claude Larronde, historien et chroniqueur, dans leur ouvrage : Il y a 100 ans…Tarbes, éditions Pyrémonde 2006, 24,95€. 350 pages pour un voyage au début du XXème siècle, avec chacune d’elles comme invitation à de nouvelles recherches et de nouvelles découvertes.

Evidemment, avec l’image, difficile de rendre compte de l’activité littéraire dans la ville à cette époque et nous ne leur en tiendrons pas rigueur. Surtout que nous avons l’apparition de Colette avec le témoignage de sa venue pour un de ses spectacles, le 23 avril 1910 au Caton, célèbre salle tarbaise. (On peut d’ailleurs retrouver les dates de cette tournée dans une des annexes de la biographie de Colette par Claude Pichois et Alain Brunet).
Et Tristan Derème dans tout cela ? Et bien simplement « 1910 » et « les Pyrénées ».
>1910. C’est cette année qu’il changera de vallée sans changer de département. D’Arreau dans la vallée de la Neste, entre Lannemezan et Saint-Lary, où il était depuis quelques mois, contrôleur des contributions directes, il arrive à Tarbes, vallée de l’Adour, pour y effectuer dès septembre (1910 donc) son service militaire au 12ème d’infanterie.
D’ Arreau, Tristan Derème, nous fera plus tard le décor d’un court récit poético humoristique, la plaisante mort de M. Decalandre, qui paraîtra le 24 octobre 1912 dans le quotidien des Hautes-Pyrénées, Les Pyrénées.
>Les Pyrénées. Ce quotidien local, dont le siège était au 10 rue de Gonnes à Tarbes, en face du Théâtre des Nouveautés, utilisé comme source de l’ouvrage de Larronde et Dupuy, reprenant notamment faits divers et actualités tarbaises, a eu comme journaliste et chroniqueur, Tristan Derème en 1912 et 1913.,

Trouvé cet article dans la revue régionaliste de Pau:
Dans France Pyrénées du 3 décembre 1941, un mois après sa mort, un article relatant les souvenirs de Tristan Derème à ses débuts de journaliste en province :
« A 8 heures, il convient de courir à la mairie : l’état civil copié, on enlève les bulletins où se trouvent inscrites les nouvelles municipales. Au commissariat de police, on peut s’instruire des tapages nocturnes, des morsures canines et des feux de cheminées. Retour au journal, où le téléphone par l’intermédiaire d’une agence apporte les dernières nouvelles de la nuit. Petit exercice de rédaction rapide…Il est 9 heures, la linotype répand toujours son vacarme ; au premier étage on compose à la main les annonces…Il nous manque 100 lignes…On bouche un trou…Ouf ! Le journal est achevé… On tire… Il est 10h20. »

Aparté : tout cela est je vous l’avoue bien résumé (il y aurait à dire sur Les Pyrénées, sur la mort de Decalandre, sur 1910, sur son service militaire) et je vous promets de revenir dans quelques temps, avec quelques détails supplémentaires sur différents point abordés ici. Vous pouvez d’ailleurs orienter mon propos le cas échéant en osant quelques commentaires.

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